Descendance de Graham Masterton

Pendant la seconde guerre mondiale, James Falcon travaille pour les services secrets. Il accomplit une tâche bien difficile et de manière aussi discrète que possible : il extermine les vampires (les Strigoi) avec qui les nazis ont fait alliance... Douze ans plus tard, la guerre est bien finie et la menace strigoi est bien anéantie. Enfin c'est ce qu'il espérait...

Au lycée je lisais énormement de romans d'horreur et surtout, surtout du Graham Masterton. Ses romans étaient à la limite du gore, contenait des passages plus ou moins osés (il est bon de savoir que l'auteur a travaillé pour des magazines pour adultes et qu'il a écrit des ouvrages traitant de sexualité). L'auteur partait du principe qu'une horreur liée à un certain degré d'intimité n'en était que plus efficace. Mais surtout, surtout ce que j'adorais dans ses romans, c'était la manière dont il adaptait des oeuvres précédentes au contexte de l'horreur. Par exemple, le Portrait du Mal était une réécriture du Portrait de Dorian Gray. Il s'intéressait aussi à la mythologie, comme le montre son roman Hel. Ce n'était pas des parodies, car cela ne pretait pas à rire mais des réécritures passionnantes et véritablement terrifiantes.




Pourquoi parler de ça ? Parce que c'est ce à quoi je m'attendais plus ou moins. Sur ce plan là j'ai été assez déçue. Je n'ai pas retrouvé les traits caractéristiques auxquels j'étais habituée : pas de scène véritablement horrifique, pas de passages où l'érotisme tourne vite à la scène de carnage, pas de réécriture, pas de clins d'oeil à la culture du lecteur. Cela me rappelle sa série Magie xxx (Magie indienne / vaudou / maya etc etc) mais l'absence de ces traits se justifiait par le fait qu'il visait un public adolescent / jeune adulte.




Sue s'est-il passé ? Ce n'est pas le Graham Masterton que j'aimais tant étant adolescente. Il semble que l'auteur s'essaie à trouver une autre formule pour ses romans, comme le montre le Complot Sweetman, autre bouquin du même auteur mais relevant du thriller politique.




Que reste-t-il ? mais alors que vaut cette histoire malgré l'absence des traits spécifiques de cet auteur ? Bah elle est sympathique, cette histoire. Elle se lit très très bien mais ...

=> Déjà elle me semble assez courte pour bien prendre le lecteur à son jeu (je crois me rappeler que les autres romans sont un peu plus épais, là Descendance fait 270 pages. Après vérification, Rituel de chair est annoncé avec 480 pages, idem pour le Portrait du Mal ainsi que Hel).

=> Lié au point précédent mais les personnages sont plaisants mais sans plus. Pas de véritable personnalité. Pas de plongée dans leur passé très développé. Un peu pour James mais je pense que d'autres personnages (comme sa mère) aurait pu être plus approfondi.

=> Ayant l'habitude de classer cet auteur dans l'horreur, à la limite du gore, j'ai été assez déçue. Je n'ai pas vraiment eu peur, intrigue classique, rebondissements un peu évidents parfois, ce qui gache un peu la fin qu'on voit un peu venir.

=> Par contre : la fin est originale (vous verrez) mais en même temps frustrante sur ce qu'elle ne dit pas.




En bref, une histoire sympathique mais décevante quand on compare avec les autres romans du même auteur.

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