Bilbo de J.R.R. Tolkien

Pour le mois de septembre, mon club de lecture avait proposé Bilbo et je l'ai relu. Ma dernière lecture de ce roman datait et ça m'a fait du bien de me remettre l'histoire en tête, surtout que je compte bien aller voir le film à sa sortie au ciné. En prime, depuis j'ai lu le Seigneur des Anneaux et les liens entre les deux sont passionnants.

Résumé

Bilbo, un gentil hobbit casanier, invite un magicien, Gandalf, prendre le thé. Quelle n'est pas sa surprise quand à l'heure du rendez-vous, au lieu du magicien, c'est treize nains qui débarquent les uns après les autres. Et quand Gandalf arrive, il annonce qu'ils vont tous partir récupérer un trésor colossal accaparé par un dragon et que Bilbo sera leur spécialiste en vol. Voilà notre pauvre petit hobbit lancé dans une aventure dangereuse ...




Critique

J'ai beaucoup aimé relire ce roman. Certes il était destiné à un jeune public mais Tolkien évite le manichéisme en proposant des héros bourrés de faiblesse : Bilbo ne pense qu'à manger, et accessoirement à sauver sa peau c'est vrai. Il obtient un anneau qui le rend invisible et autant dire qu'il va s'en servir plus d'une fois. Ce coté héros peureux n'est pas sans me rappeler Rincevent chez Pratchett, l'antihéros par excellence, s'opposant au casse cou téméraire stéréotypé qu'on trouve généralement en fantasy (bon dans la mauvaise fantasy on va dire).

Les nains, à part leur chef Thorin, qui est assez imbu de lui même et obnubilé par le trésor, ont assez peu de personnalité. Il est difficile de les distinguer les uns des autres. Aucune personnalité qui leur est propre. Et limite on se demande pourquoi en avoir mis treize, alors qu'un plus petit nombre aurait pu suffire. En prime ils sont assez versatiles, prompts à se mettre en colère contre Bilbo mais tout aussi rapides à l'encenser quand il les sauve ou les tire d'embarras...




Le lien avec le Seigneur des Anneaux

Bilbo a été écrit en 1937, bien avant le Seigneur des Anneaux et un certain nombre de choses ont changé entre temps : la personnalité de Gandalf (un chouia colérique le petit vieux dans Bilbo), l'attitude des elfes (déjà dans Bilbo il y a plusieurs genres d'elfes : ceux d'Elrond qui loin d'être majestueux sont plutôt de joyeux lurons près à faire des blagues, en cela ils se rapprochent de la vision des elfes par Shakespeare dans Un Songe d'une Nuit d'Eté, et les elfes des bois qui sont un peu plus bornés, susceptibles et quelque peu cupides : ils emprisonnent Thorin car les nains ont voulu contacter les elfes pour demander de l'aide et le roi des elfes des bois prend ca pour une attaque :s).

Certains thèmes sont déjà presents plus ou moins : l'objet qui fait perdre la raison : l'anneau dans le Seigneur des Anneaux mais le trésor semble déjà avoir cet effet sur Thorin par exemple.




Très bonne lecture, accessible dès un jeune âge et loin des stéréotypes de la mauvaise fantasy. Je le recommande chaudement.

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