Résumé (éditeur)

Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche. La bonne société montréalaise est en émoi, et l'évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse.

Montréal, septembre 1892. Un charnier d'enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer. Puis, le corps mutilé d'un banquier est retrouvé à Griffintown et deux fillettes portant de terribles traces d'abus sexuels sont repêchées dans le fleuve, près de la rue de la Commune. Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu'à ce qu'un vieux prêtre remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui laissant entendre que l'histoire se répète. Pour réussir à dénouer l'intrigue, Laflamme, l'inspecteur Marcel Arcand et le reste du groupe devront pénétrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.

Critique

Ce roman constitue la troisième enquête du journaliste Joseph Laflamme et de ses proches : sa sœur couturière, son ami retraité de Scotland Yard qui en pince pour sa soeur, sa fiancée et enfin son ami policier et franc maçon. J'ai retrouvé ces personnages avec grand plaisir. j'aime beaucoup l'alchimie entre eux : les piques entre Joseph, sa sœur et le policier mais aussi l'entraide et le soutien en cas de coups durs... Bref, je trouve que le noyau fixe de cette série (ses personnages et leurs relations) me semble solide et agréable.

Cependant j'ai eu du mal avec l'intrigue. L'aspect enquête en lui-même tient debout. C'est clair, on ne perd pas le fil en cours de route (ce qui arrive parfois) mais j'ai eu du mal avec la nature des crimes. Je ne suis pas facilement choquée mais j'ai l'impression qu'au fil des tomes de cette série il faut toujours faire plus scabreux, plus sanglant, plus glauque. Les descriptions étaient plus éprouvantes à lire que dans les autres tomes et j'ai peur du niveau que cela pourra atteindre au prochain roman.