Laissez « Les glaneuses de temps » vous transporter dans des mondes à la fois étranges et familiers, où les apparences peuvent être dangereusement trompeuses. Un kaléidoscope d’aventures à la limite du fantastique qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page, par l’auteur du best-seller « Le baiser de Pandore », sélection du Prix Amazon 2015.

Critique

J’avais déjà lu Le Baiser de Pandore de cet auteur et il m’a gentiment proposé de lire son recueil de nouvelles en service presse. C’est avec plaisir que j’ai accepté et je le remercie grandement de m’avoir offert ce recueil.

La toute première chose qui m’a frappée dans ce roman (avant de le lire), c’est sa magnifique couverture par Zummerfish.

Ce recueil contient six nouvelles :

- "Près Du Lac de Vermaudit"

- "Les Sables de Méroé"

- "La Porte bleue"

- "La Cité des ombres"

- "Safari"

- "Les Glaneuses de temps"

J’ai énormément aimé ce recueil car je trouve qu’il réussit à allier variété (on n’a pas forcément envie de lire six fois la même histoire) et cohérence.

Pourquoi cohérence ? Le titre, Les Glaneuses de temps, évoque pour moi, des héroïnes qui parcourent le temps pour récupérer quelque chose. Et en effet, chacune des histoires met en scène une (ou plusieurs femmes) qui cherchent à récupérer quelque chose. Chaque nouvelle me semble marquée par le sceau de la disparition (de femmes dans le cas de meurtres, de temps, d’enfants ou d’amis potentiels).

Mais ce recueil met en scène une grande variété de situations malgré les points communs au niveau des personnages et du thème central de la disparition. Les héroïnes sont relativement jeunes mais sont différentes : entre l’héritière d’un agent de la Couronne, une jeune indienne et sa tante veuve, la nièce d’une reine d’Afrique et une zombie. Les époques et les lieux varient : Angleterre victorienne, antiquité africaine, île futuriste ou monde post-apocalyptique. Enfin une grande diversité d’ambiances : policier historique, récit initiatique ou encore décor de western.

Le tout flirte avec le fantastique, sans en être à chaque fois car ces disparitions ne sont pas toujours inexplicables, critère du fantastique selon Todorov. « La Porte bleue » relève pour moi de la science-fiction. Le grand fil rouge qui unit ces nouvelles très différentes réside pour moi dans la figure de ces filles et de ces femmes, curieuses, battantes, confrontées à la disparition, qu’elles en soient la victime, la coupable ou parfois juste le témoin, et parfois à la mort.

Si vous souhaitez vous procurer ce recueil, il est sur amazon. Allez un petit reproche quand même (^^), l'absence de version epub (même si je sais qu'il est difficile pour les auteurs auto-édités de trouver un réseau de diffusion) mais fallait bien un petit point noir. Site de l'auteur : http://www.mezaventures.com/