Présentation :

Les humains et les charrs (des gros chats assez agressifs se déplaçant sur deux pattes et doués de paroles) se déchirent le monde de Guild Wars. Les humains parviennent à voler des terres aux charrs, qui les envahissent pour récupérer leur foyer. (Là on est plus ou moins dans Guild Wars premier du nom). A la même époque, un continent entier, empreint de magie, disparait sous les eaux. Ce continent se nomme Orr. Le temps passe. On arrive à Guild Wars 2. Les différentes races de ce monde se sont alliées : humains et charrs, aidés des norns, des asuras et des sylvari. C'est tendu mais ça marche plus ou moins. Il faut dire qu'ils ont pas le choix. Le continent Orr est remonté à la surface, peuplé de morts vivants se battant pour le compte de Zhaitan, un dragon assez peu sympathique.

Chacun des romans remonte un peu plus dans le temps. Dans le premier, un groupe composite s'aventurait dans les vieilles ruines d'une ville détruite pour récupérer un artefact. Ils se voyaient comme les nouveaux Fils du Destin, un groupe de héros légendaires qui avaient tenu tête à un sbire du grand dragon. Dans le second, on suit justement les Fils du Destin dans cet affrontement. Enfin le troisième se passe encore avant. Cobiah est un jeune homme, maltraité par sa mère mais il travaille dur pour sa jeune sœur. Et puis il devient marin et part sur l'Indomptable. Ce navire n'est d'ailleurs pas loin quand Orr resurgit avec sa cohorte de morts vivants.

Le troisième roman raconte la vie de Cobiah, de son départ sur l'Indomptable à sa vieillesse. Toute sa vie, il tentera de faire barrage aux forces de Zhaitan, prêt à s'unir aux charrs (alors encore leurs ennemis), à des asuras ou des norns.

Critique :

Tout d'abord, le livre en tant qu'objet. Contrairement à d'autres éditeurs qui vendent des romans adaptés de jeux vidéo, un soin a été apporté à l'objet lui-même. Deux ou trois coquilles mais rien de grave. Une petite déception sur le choix de l'illustration par contre. Les deux premiers étaient des dessins gris / noirs sur fond blanc et là il y a beaucoup plus de couleurs. J'aurais préféré pour conserver une certaine cohérence qu'ils gardent le même type de couverture. Mais je chipote. On a le même type de dessins, juste de la couleur...

L'histoire maintenant. Elle est un peu décousue : on suit Cobiah à différentes périodes de sa vie, avec d'importantes ellipses. Ca donne un côté haché à l'histoire avec des grands blancs qu'il faut reconstruire à partir des informations qu'on trouve à droite et à gauche. C'est pas déplaisant, juste déroutant. On retrouve le côté très "présentation" des nouvelles races introduites par Guild Wars 2 : les différentes écoles et leur importance pour les asuras, les liens entre charrs etc . Mais je trouve cela plus déséquilibré que les autres romans : on en apprend assez peu sur les Norns et encore moins sur les Sylvaris (mais à juste titre puisque cette race n'est pas encore découverte). Mais ce qui m'a le plus repoussée, c'est le côté 'Ile au trésor". Je ne raffole pas des aventures maritimes, élément absent des autres romans.

Bref le roman est bien écrit. Il se lit bien. Cependant je l'ai moins apprécié que les précédents (à cause de sa thématique, donc cela relève clairement de mon gout personnel). Ce roman a de réelles qualités et je le recommande (à condition d'aimer les bateaux)