Critique :

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune (annexe) du Cercle. Je n’étais pas vraiment tentée par le livre lui-même (je ne raffole pas trop du post-apocalyptique) mais j’avais envie de participer. Et au final je ne regrette pas du tout cette découverte.

L’auteur reprend des thèmes assez communs dans les littératures de l’imaginaire, enfin surtout dans la fantasy : la magie (évidemment) mais aussi le motif de la prophétie.

Onye est une petite fille déterminée, qui souffre d’être différente : sa couleur de peau et de cheveux trahit les circonstances de sa naissance (enfant mi okeke mi nuru) mais elle est aussi sorcière dans un monde qui méprise les femmes, qui leur donne une place bien précise. On trouve donc dans ce roman une révolte face aux horreurs de la guerre ainsi qu’une volonté d’émancipation de son héroïne (et de ses amies) face à une majorité d’hommes traditionnalistes.

Cependant, même si j’ai aimé ce roman globalement, j’ai trouvé certains passages violents particulièrement éprouvants à lire : le viol de la mère (rappelé, raconté à plusieurs reprises selon plusieurs points de vue) ou une cérémonie d’initiation des femmes (incluant une scène d’excision).

Je garde donc un avis mitigé de ce roman. L’histoire est passionnante : on suit l’évolution d’Onye, son initiation mais je préfère avertir que certains passages sont difficiles.




NB Cet ouvrage me permet de valider la case « un roman qui a gagné un prix » du Bingo des Livres de Deidre (vu qu’il a gagné le World Fantasy Award en 2011).