Les masques de Wielstadt de Pierre Pevel

Les Masques de Wielstadt est le second tome d'une trilogie par cet auteur français. La préface de mon édition, par Jacques Baudou, met en avant l'alliance un peu inhabituelle que réalise l'oeuvre de cet auteur, alliance entre roman de fantasy et roman de capes et d'épées.

Résumé

Alors que le chevalier Kantz poursuit, aidé des Templiers, un démon, ce dernier parvient à fuir. Kantz rentre alors chez lui, à Wielstadt, où il est convoqué par le Roi Misère qui le charge de délivrer une lettre, en échange de l'aide reçue lors de l'aventure précédente (les Ombres de Wielstadt). Cette mission va mêler le chevalier à une confrontation entre deux sociétés secrètes... Mais le démon qu'il poursuivait est encore en liberté ...




Critique

Jacques Baudou faisait l'éloge de cette alliance, assez inhabituelle, de la fantasy et du roman de cape et d'épées.Wikipédia définit ainsi ce dernier genre : C’est un roman historique, situé pour l’essentiel entre les XVe et XVIIIe siècles, qui privilégie les péripéties, les rebondissements et le suspense, et qui accorde une place importante aux duels et à l’escrime. La plupart des éléments cités sont présents. La dimension historique prend forme d'explications concernant la guerre menée par Christian de Brunswick ainsi que notes de bas de page aussi bien concernant des faits historiques mentionnés dans le corps du texte mais aussi pour expliquer certains termes peu courants. Pierre Pevel a-t-il pris des libertés avec la réalité historique (comme le faisait Dumas lui-même par exemple), je ne suis pas assez calée pour décider mais cette dimension est bien présente chez les Masques de Wielstadt. Le reste des ingrédients du roman de cape et d'épées cités dans la définition de wikipédia sont aussi là : duels, escrimes, intrigues, rebondissements etc...




Je trouve le personnage du chevalier Kantz assez inhabituel aussi bien dans le roman de cape et d'épées que dans la fantasy. Ce personnage a la quarantaine, son corps a déjà bien souffert (comme la douleur persistante de son genou le montre). Mais il se distingue surtout par sa personnalité. Contrairement aux protagonistes habituels dans les deux genres, il n'est pas vantard ou inexpérimenté. Mais surtout il est froid, sans pitié pour ses ennemis et assez renfermé. On ne rentre jamais dans sa tête et il est très pieux. Il prie assez régulièrement, activité assez inhabituelle aux héros habituels. Il a un coté ascète qui le rapproche plus de Cadfael que de D'Artagnan ou que Frodo, pour n'en citer que quelques uns.




Une intrigue bien ficelée, un personnage principal assez attachant malgré une grande froideur et des ingrédients assez inhabituels pour un roman de fantasy qui donne un ton particulier à cette oeuvre.

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