Chroniques diverses

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mardi 2 septembre 2014

No Steak d'Aymeric Caron

J’aime bien l’émission de Ruquier, On n’est pas couché, même si je ne suis pas toujours d’accord avec les propos tenus par les chroniqueurs ou par l’animateur. Par curiosité, j’ai décidé de lire le livre d’un des chroniqueurs, No Steak d’Aymeric Caron. Une fois n'est pas coutume, je me suis lancée dans un essai sur un phénomène de société : le végétarisme.

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Rien ne peut remplacer le plaisir d'un livre papier ... ou pas.

J'ai craqué il y a maintenant un peu moins d'un an pour une liseuse. Avant je lisais déjà en numérique mais sur une tablette. La lecture y était un peu moins confortable. Pour mes études, j'ai encore recours à des livres papier. L'un n'empêche pas l'autre. J'ai voulu "convertir" mon compagnon à la lecture numérique. Notamment parce que je voulais lui faire découvrir les livres que j'avais achetés, lus et aimés. Mais décidément le contact du papier lui manque trop.

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DRM et revendeurs d'ebooks

Tout d'abord, petit point sur les DRM en eux-mêmes car je savais que c'était "mal", qu'il fallait éviter mais à part un refus de principe je n'aurais pas su dire pourquoi. Les DRM sont une protection pour éviter la copie. Ils n'autorisent qu'un nombre limité d'"installation" sur différents supports. Ils peuvent gêner à l'interopérabilité et rien ne prouve leur pérennité (vous pourriez vous retrouver avec des ebooks que les prochaines générations de liseuses ne seraient pas capables de lire, un peu chiant si vous voulez relire vos livres...)

Autre mesure de protection : le tatouage / le marquage sans DRM / le watermarking : le principe mettre une marque sur l'ebook pour savoir qui l'a acheté (et donc qui l'a fait circuler en cas de partage illégal). Moins contraignant que le DRM.

(Pitié je ne suis pas douée sur la technique donc je schématise ^^)




1. L'affichage des DRM




Qu'on soit pour ou contre n'est pas le problème. Le problème réside dans l'information. Si vous achetez un ebook, vous devriez pouvoir savoir quelle mesure de protection s'applique.




Ma comparaison portera sur trois romans d'un auteur que j'aime beaucoup : Terry Pratchett. Le choix de la protection relève de l'éditeur (et de l'auteur). L'Atalante a annoncé que tous ses ebooks seraient sans DRM, sauf ceux de Terry Pratchett (je ne parle que de la série des Annales du Disque-Monde, pour les autres je ne sais pas, il semblerait que Pocket exploiterait d'autres romans, ceux de SF sans DRM, mais ma certitude ne concerne que le Disque-Monde). Cette mesure est-elle bien annoncée partout ?




Livre 1 : Tome 1 la huitième couleur

Livre 2 : Tome 9 Eric

Livre 3 : Tome 27 Procrastination




Bookeen : DRM / DRM / Free

Emaginaire : M / M / M

Epagine : M / M / M

Feedbooks : DRM / DRM / M

FNAC : pas dispo / DRM / DRM

Immatériel : DRM / DRM / DRM

Kobostore : DRM / DRM / DRM




Légende :

Free = sans DRM

DRM : présence de DRM

M = présence de marquage sans DRM




Plusieurs revendeurs annoncent les DRM pour les deux premiers tomes que j'ai choisi mais pas pour le dernier. Changement de la politique d'Atalante ou pas ? A voir.

Les informations données selon les plateformes sur un point qui n'est normalement pas dépendant d'elles varient considérablement et ce au détriment des lecteurs. La présence de DRM est un élément important pour certains acheteurs et quel recours peut-on avoir si on achète un ebook qui ne correspond pas à ce qu'on désire ?




2. L'ajout des DRM.




Prenons 6 œuvres au hasard (ou presque) que leur éditeur ou auteur ont voulu sans DRM (avec à l'appui le site de l'un des deux affirmant clairement que les ebooks sont fournis sans DRM), sont-ils vendus de manière conforme ou non ? Est-ce que les revendeurs rajoutent des DRM ?

Prenons 3 œuvres provenant de maisons d'éditions assez connues et 3 œuvres provenant de structures émergeantes et pour le moment plus petites.




Au départ j'avais fait un joli tableau mais ca passe pas avec mon blog donc je fais mettre mon relevé des informations sous chaque titre avec dans l'ordre

1. Bookeen

2. Emaginaire & Epagine (ensemble)

3. Feedbooks

4. Fnac & Kobobooks (ensemble).

5. Immatériel




Livre 1 : Parmi les tombes de Tim Powers (éditeur : Bragelonne : qui est pro tatouage)

Free / M / M / Free / M




Livre 2 : Magie Brute de Larry Correia (éditeur Atalante : pro tatouage aussi)

M / M / M / Free / M




Livre 3 : Un intérêt particulier pour les morts d'Ann Granger (10 / 18)

DRM / DRM / DRM / DRM / pas dispo




Les trois derniers proviendront de structures plus petites :

Livre 4 Les héros, ca s'trompe jamais de Marie Potvin (s1, e1) (Numeriklivres, éditeur sans DRM)

M / M / pas dispo / DRM / M




Livre 5 Seconde chance d'Andy Vérol (La matière noire, éditeur sans DRM)

Free / M / Free / DRM / Free




Livre 6 La tour Folkstrom de Jeff Balek (Onlit editions, éditeur sans DRM)

M / M / M / DRM / M




Deux constats s'imposent :

- Certains sites semblent rester assez vague quant aux mesures de protection. Sans DRM peut signifier aussi bien "sans protection" ou "avec tatouage mais sans DRM". L'absence de nuance sur ce point n'est pas très grave mais mérite quand même d'être signalée.

- Point plus gênant : Je constate aussi que fnac / kobo s'amusent à annoncer des DRM là où l'éditeur n'en prévoit pas, mais surtout avec les petits éditeurs.




Conclusion :

- je me suis intéressée à ce point parce que ma librairie s'est fait installer une borne et un site pour vendre des ouvrages numériques. J'apprécie la démarche mais le prestataire choisi n'est pas au point sur DRM et marquage sans DRM (cf le point 1). Et je me dis que ca peut retomber sur ma librairie parce que cela va apporter du discrédit sur leurs compétences (alors qu'ils sont juste en période de rodage et que leur intermédiaire est un peu en faute)

- je remarque aussi que certaines structures (Fnac / Kobo) se permettent de rajouter des DRM sur des œuvres que leurs éditeurs et auteurs veulent sans DRM. Le manque de respect du choix des créateurs me gène...

Le monde sans fin des jeux vidéo de Maxime Coulombe

Cet ouvrage de Maxime Coulombe se penche sur les raisons possibles des jeux vidéo en ligne massivement multijoueur en prenant l'exemple de World of Wacraft.

La réflexion est assez intéressante, soutenue par une bibliographie bien fournie, théorique en français et tout ce qui relève des analyses plus poussées et plus centrées sur les jeux vidéo en anglais puisque c'est un domaine assez pauvre en français. L'auteur développe des idées autour de plusieurs activités possibles liées aux MMORPG (s'immerger, jouer, socialiser) et soulève des points pertinents et intéressants mais son essai souffre de deux défauts qui me gênent un peu.

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Librairie papier et numérique

Ma scolarité m'a souvent amené à acheter des livres que j'achetais (quand possible) dans ma librairie locale. J'aimerais déjà précisé que j'y vais car je suis bien reçue, on ne me regarde pas de haut car je lis de l'imaginaire (fantastique, horreur, fantasy et science-fiction) ou des mangas. L'ambiance est très sympa. En devenant une lectrice numérique, j'avais l'impression de « trahir » un peu. Mais mon choix est aussi bien financier (le papier coute cher), que pratique (les bouquins ca prend de la place) et le numérique offre des possibilités qui font défaut au réseau papier.

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lundi 1 septembre 2014

Remarques sur les liens entre C. Dufour et T. Pratchett

Il ya quelques semaines j'ai assisté à un colloque à Paris sur l'influence de l'antiquité sur les genres de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique. Les interventions étaients intéressantes mais j'aurais voulu revenir sur quelque chose que Catherine Dufour a dit pendant la table ronde à laquelle elle était invitée.

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Livre papier vs livre numérique

Le marché du livre numérique se développe et je sais qu'il a de nombreuses conséquences, notamment sur la situation des librairies. Je voudrais ici expliquer en quoi je suis pour le livre numérique

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Choosing to Die (documentaire)

Je voudrais parler dans cet article du documentaire Choosing to Die de Terry Pratchett. Ce doc date de 2010 et traite du droit à mourir dans la dignité.

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Terry Pratchett: The Spirit of Fantasy de Craig Cabell

Petit mot sur l'auteur : selon la jaquette, Cabell est l'auteur de 17 livres. Il a aussi écrit des critiques de livres pour divers journaux et magazines. Et certains de ses livres se concentrent sur un auteur en particulier. On peut donc dire qu'il est coutumier de l'exercice.




Ce livre, the Spirit of Fantasy, n'est pas une biographie. Au départ cela ressemble beaucoup à une étude de l'évolution du style de Pratchett (j'aime pas le terme style mais à défaut de mieux) puis les chapitres passent de chronologiques à thématiques.




Les bons cotés du livre







Cabell fait preuve d'une grande culture. Il remet la production de Pratchett en contexte par rapport à ce qui sortait à l'époque, ce qui amène Cabell a comparé beaucoup Pratchett à Douglas Adams. Malheureusement à mon gout, je dirai que Cabell montre un peu trop sa culture et ce, pas forcément de manière pertinente. Cabell cite beaucoup, trop à mon goût.




Il est bien documenté en ce qui concerne Pratchett. Il le cite pas mal. Dommage que les extraits d'interview ne soient pas mieux référencés. Bref il dit "Pratchett a dit ça" sans préciser quand, où, à quelle occasion etc etc.




J'ai apprécié un certain nombre de réflexions. Le fait que la SF de Pratchett était plus de la fantasy dans un vaisseau spatial que de la pure science-fiction d'où l'évolution vers le disque-monde. Je n'ai pas lu les romans de SF de Pratchett mais je garderai son point de vue en tête quand je les lirai. En attendant je ne me prononce pas.




Une autre idée intéressante de Cabell : la remise en question du coté "pour enfants" de certains livres. Cabell soutient que les romans de Tiphaine contiennent trop de réflexion et pas assez d'action, et que les thèmes conviennent plus à de jeunes adultes qu'à des enfants. Il montre comment les aventures de Tiphaine permettent à Pratchett de mettre en scène le passage de l'enfance à l'âge adulte de son personnage.




La posture de Cabell vis-à- vis de Pratchett me plait bien. J'apprécie sa capacité à contester ou remettre en doute certaines assertions de Pratchett, notamment quand ce dernier prétend que la SF n'est qu'une sous catégorie de la fantasy.




Un dernier bon point pour le livre de Cabell est le fait qu'il prend en compte les derniers développements. Je pense notamment à Nation et Cabell dégage de manière convaincante les points communs que cette œuvre à avec le reste de la production de Pratchett.




Les regrets maintenant.







Tout d'abord une petite inexactitude mais qui souligne bien le parti pris de Cabell. Il signale que les Nac Mac Feegle apparaissent pour la premiere fois dans les Ch'tits hommes libres. Que nenni ! Si mes souvenirs sont bons, ils font irruption à Lancre dans Carpe Jugulum. Ca pourrait n'être qu'un petit détail mais cela révèle surtout la préférence de Cabell pour les œuvres les plus vieilles de Pratchett. Selon Cabell, un auteur se donne beaucoup plus dans ses premières œuvres que dans les plus récentes. Cabell mentionne à peine la séquence des sorcières (qui est sans aucune doute ma préférée d'où peut être mon ressentiment face à son silence). Son étude de l'évolution de Pratchett s'achève là où l'évolution commence véritablement à mon avis, c'est à dire avec Trois Soeurcières. Bref un gros trou à mon avis mais il en a conscience et semble l'assumer.




Cabell souligne la présence du thème du passage à l'âge adulte dans un certain nombre de romans (les romans de Tiphaines, Mortimer etc) mais, vu qu'il occulte une partie des romans, il ne peut pas se rendre compte de l'omniprésence de ce thème car il me semble bien que dans tout roman de Pratchett il y a au moins un personnage qui subit une initiation de ce genre, que ce soit Carrot, Magrat, Agnes, Lavoine etc etc.




Conclusion.




En discutant avec Leia, elle m'avait fait part de sa crainte d'une exploitation commerciale de la maladie de Pratchett. Je ne pense pas. Ce livre se veut un véritable hommage envers l'homme et l'admiration se ressent énormément.

Mon principal regret se trouve dans la nature batarde à mon avis de son livre. Ni vraiment ouvrage sérieux comme ceux de Butler, ni vraiment purement fan. Manque de soutien théorique pour être sérieux mais esprit critique qui ne correspond pas à mon avis à l'état de fan.

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